“Baby crise…mais juste avec moi !”

Shiva
Créatrice de Parent Epuisé
à la tête d’une famille recomposée

Avec la Team, nous avons un petit rituel. Chaque lundi, nous débriefons du week-end, du quotidien, des découvertes faites avec nos enfants.
Depuis quelques temps, les filles me partagent un “point de douleur” qui dure et touche aussi beaucoup de parents de notre communauté : dès qu’elles sont avec leur bébé, c’est la crise. Rejet du papa (alors que tout se passait bien quelques minutes avant), crise pour des petites choses comme enfiler un manteau… Leur ressenti ? L’une culpabilise de trop “couver” son enfant, l’autre se dit qu’elle prend cher parce qu’elle est moins là…et culpabilise encore davantage. Et surtout, toutes les deux se demandent comment réagir…
C’est drôle, parce que j’avais oublié ces petits tracas si angoissants maintenant que les miens sont plus grands. Et je me suis souvenue… quelle angoisse !
On regarde ça ensemble et on se détend ?
Bises à tous!

LA VIE LA VRAIE

ZOOM SUR

La théorie de l’attachement

Des crises pour monter dans sa poussette, des hurlements pour prendre son bain (et pour en sortir), de grosses larmes pour avaler 3 cuillères de purée, de cris pour avoir un câlin à 2h du mat’… Ah ça, on peut dire que bébé se lâche et vous fait bien comprendre que vous n’assurez pas, que vous l’abandonnez, bref que vous êtes un mauvais parent !
Je me souviens que c’est ce en tous cas que je me disais, (et je vois aujourd’hui qu’il n’y a pas que moi, ouf !) parce qu’il n’y avait qu’avec moi que mon fils était comme ça. Ah, j’en ai entendu des “avec moi, il est très sage. Il a compris que j’étais ferme” (genre moi je suis un chamallow docile qui n’a rien compris). Ben je vais vous dire, bébé a tout compris, mais pas du tout ce que l’on croit !
Parce que toutes ces petites situations sont en fait des occasions pour bébé de “dégoupiller” son trop plein émotionnel. Pourquoi le faire avec vous ? Parce que vous êtes sa “figure d’attachement” : il se sent assez en confiance et entouré d’amour avec vous pour oser hurler, pleurer et criser…sans que vous arrêtiez de l’aimer pour autant (forcément avec leurs bouilles aussi on leur pardonne tout. La nature est bien faite haha)
Bien sûr, savoir cela n’efface pas l’épuisement ou le ras-le-bol face à une énième crise, mais ça a le mérite de mieux comprendre bébé et d’arrêter de vous reprocher de ne pas assurer !

LES OUTILS

Anti-burn out

La câlinothérapie

“Tu le couves trop”, “Ça va en faire un bébé capricieux”, “Faut le laisser pleurer un peu hein !” Ah ça, des remarques pour dire qu’il ne faut pas être un parent poule ne manquent pas ! Pourtant, c’est prouvé, les câlins (voire la câlinothérapie) sont bons pour la santé. “Dans les trois premières années de la vie, le cerveau atteint 90% de sa taille adulte et organise la plupart des structures du fonctionnement émotionnel, comportemental, social et physiologique de l’individu. L’enfant a donc besoin de se sentir en sécurité pour se développer dans de bonnes conditions.” (source) Tout est dit non ? Et si vous voulez en savoir plus sur la calinothérapie, je vous glisse l’une de mes dernières trouvailles à lire !Ah. Et ça marche pour les adultes aussi.

Le caregiving

OK, c’est bien de mettre un nom sur cette phase de baby, mais concrètement on gère comment ? Au fil de mes recherches, j’ai découvert le “caregiving” : répondre à ce fameux besoin d’attachement par la protection. Au début je me suis dit “ok, encore quelque chose qui va me mettre la pression parce qu’il faut être super calme, super parfait, etc.”…et en fait, ça a eu l’effet inverse sur les mamans de la Team. Déjà, parce qu’on nous rappelle que ce que l’on traverse est une phase NORMALE qui peut prendre du temps. Donc, on souffle un bon coup, inutile de remettre en question notre qualité de parent, ça va passer. Ensuite, pour ce qui est d’aborder les crises de baby avec des câlins, des paroles douces…ça ne veut pas dire que l’on est un mauvais parent si on craque mais ça a le mérite de déculpabiliser les pro-câlins qui se sentent jugés en mode “ils se font marcher dessus par leur enfant”. Bref, si vous voulez creuser le sujet, foncez ! L’article que je vous partage est un peu long, mais la 3e partie vaut le coup d’oeil.